Sandra PAIANO
Je crée depuis plusieurs années, de manière autodidacte, des pièces dont l’inspiration évolue au fur et à mesure des mes envies, de mes rencontres et dont l’expression désigne un moment T de mon ressenti. J’explore cet univers du plus petit au monumental.
Ainsi, chaque volume des corps conçus est sculpté avec douceur et sensibilité. J’ajoute de la matière, grâce à la baguette de soudure, à la pièce d’acier existante afin d’obtenir une masse qui me permettra ensuite de venir meuler et sculpter jusqu’à obtenir le volume souhaité.
Il ne peut y avoir de lutte avec l’acier réputé froid et non malléable ; au contraire il est pour moi doux et chaud. Cet art du feu ne nécessite pas toujours de force pour le transformer mais nécessite de la part de celui qui souhaite le travailler, de développer une osmose avec la matière. L’acier peut donc être doux, sensible, chaud et souple. J’aime apporter du féminin dans un ensemble de métal brut.
Marcel PAUL
dit MARPA
Le travail de MARPA s’inscrit dans une Figuration Épurée et un Primitivisme Moderne. Influencé par le courant animalier (rappelant la synthèse des formes de François Pompon) et le bio-morphisme, son œuvre repose sur trois piliers : l’Ontologie de la Matière (le marbre comme partenaire), l’Humanisme Transversal et le Dialogue Tactile. Reconnu comme Ambassadeur de la Culture suite au succès du Symposium de Gassin 2025, il intègre désormais les instances internationales (ISSA) basées en Chine pour porter ce message d’équilibre et d’espérance à travers la matière millénaire.
BIOGRAPHIE
Lorsque la disqueuse hurle à bout de bras dans un nuage de poussière opacifiant son atelier, l’on devine à peine MARPA. C’est là, dans ce corps-à-corps physique, qu’il travaille la noblesse du marbre — un support qu’il a choisi, ou plutôt qui l’a choisi, comme une évidence. Né sous le ciel de Touraine, MARPA grandit au confluent du fer et de la spiritualité. Entre l’atelier paternel de ferronnerie d’art et l’influence des clairs-obscurs du Caravage, il développe un regard perçant sur la densité du monde. Musicien et chanteur, il a longtemps exploré l’art musical avant de consacrer sa vie aux plus démunis. Éducateur puis mandataire judiciaire, il a accompagné des parcours de vie fracturés avec une modestie qui reste le fil conducteur de son existence. Ce passé altruiste infuse aujourd’hui sa sculpture : il pratique une maïeutique minérale, extrayant la forme du chaos pour susciter l’espérance. Installé sur sa presqu’île, ses mains polissent la roche pour en faire un miroir d’humanité, cherchant l’équilibre périlleux entre la masse brute et la douceur polie.
Sylvain Pérouze
- Parcours :
J’ai toujours été attiré par le dessin et les volumes, c’est pourquoi j’ai commencé en 1997 à être designer produit chez Barré et associés (plus grosse agence de design de Rhône Alpes), j’ai ainsi crée et dessiné des centaines de produits dans les branches les plus diverses, en agence, puis en intégré (Xylotec Chalons sur Saône) ainsi qu’en indépendant (free lance).
Puis dans une démarche sociale et culturelle avec des publics en difficulté d’insertion ou sous main de justice (Appel d’aire Givors, Protection Judiciaire de la Jeunesse à Marseille , MFR etc), en tant que designer social et formateur métal.
Toutes ces années de travail, à la fois rigoureuses et créatives, m’ont permis de sentir les volumes, et de saisir le sens des objets proposés.
Ces expériences m’ont également permis appréhender toutes les phases de conception d’un objet, et l’essentiel des techniques permettant leur réalisation ( travail du bois, du métal, des plastiques …) dans des domaines de créations variés, de l’architecture au design produit, en passant par le graphisme, le mobilier et la bijouterie.
Parallèlement, j’ai toujours taillé et poli des pierres précieuses et semi précieuses, en cabochons et en taille à facettes à l’ancienne, ce qui m’a permis d’appréhender les notions de parcours de la lumière et de géométrie sacrée .
De la même manière, je pratique la bijouterie/ joaillerie depuis une vingtaine d’années ce qui m’a permis de maîtriser toutes les techniques de travail de l’argent et de l’or, tout en restant dans l’esthétique pure.
Je suis inscrit à la maison des artistes depuis 2012 et me consacre à temps plein depuis cette date, à mon activité de sculpture.
J’ai crée dans mon atelier à Loudéac un espace d’exposition pour mes créations, et je réalise des initiations à la métallerie pour des personnes voulant découvrir les bases du travail du métal dans un objectif créatif. - Démarche artistique :
Loin des clichés provocants de la justification matérielle de concepts capillotractés et hermétiques trop souvent présentés comme représentatifs des nouveaux canons de l’art contemporain, mes créations s’adressent à tous, sans formation particulière préalable, et chacun peut y être sensible au premier regard.
J’utilise de nombreuses techniques de travail du métal pour créer des œuvres à partir d’anciennes pièces agricoles ou industrielles que je recycle, pour les « fondre » ensemble et faire oublier leur provenance : il ne s’agit plus de simples assemblages mais bel et bien de sculpture. Mon travail n’est pas figé mais évolutif : mes inspirations et mes techniques se diversifient en permanence.Pour que ne sombre pas dans l’oubli l’acier agricole forgé par nos aïeux, y puiser la force qui l’habite encore et avec le feu assurer sa métamorphose.
Mes inspirations viennent de la nature, principalement des différentes formes de vie passées ou présentes, marines ou terrestres, l’art nouveau pour ses arabesques végétales, et l’imaginaire de Jules Verne pour son ambiance futuriste qu’offrait à l’époque le développement du travail des aciers et les débuts de la mécanisation via les machines à vapeur.
Yann Yvinec
alias HYANE
Dessinateur – Sculpteur
Vit et travaille à Brest.
Comment représenter l’érosion de nos candeurs, nos inquiétudes face à l’âpre fuite du temps.
Mes sujets sont déplaisants, incommodants, décrépis, charognards… Ils nous rappellent à une fin, passée ou à venir, inexorable.
Pour autant, quand le regard s’arrête et que l’attention s’affine, c’est un souffle de vie qui s’en dégage.
Par le « faire », l’acharnement du trait, la fibre ligneuse des sculptures, transparait l’énergie de mes gesticulations. Le geste réanime le sujet, l’angoisse s’apaise… La lumière vient du noir.
La vie émerge des décombres, le temps d’un dessin, un regard apparait dans le vide des orbites. Peut-être y a-t-il du « beau » à embrasser notre finitude.
En résulte un travail sombre, souvent chancelant, des cicatrices, des vanités…
Juan miguel cubas
Eric MONTAUX
XAVIER GONZALEZ
Renate Verbrugge
Les sculptures de Renate sont parfois figuratives, parfois abstraites, ou organiques mais ont toujours une certaine sensualité.
Ses sculptures figuratives invitent au toucher, au sourire et à retrouver l’enfant en soi.
Les monumentales abstraites trouvent une énergie dynamique grâce à l’équilibre fragile dans lequel elles sont présentées.
« Depuis toujours ELLE est là »
Après avoir un peu travaillé le bois et la terre, c’est à 19 ans que je découvre la pierre et ne la quitte plus. D’abord 6 années sur le chantier médiéval de Guédelon où j’apprends l’art de tailler la pierre puis, CAP en poche, 12 ans dans la restauration du patrimoine en Bretagne, où je pose mes valises. ELLE est avec moi.
Je taille la pierre mais aussi la sculpte avec ELLE ; l’art du Moyen Âge m’inspire beaucoup, chimères et gargouilles en tête.
La vie prend une autre direction et me voilà 8 années à travailler dans les espaces verts au sein des services techniques de la Chapelle de Brain, le village où je vis aujourd’hui. C’est là que ma route croise celle du métal. J’apprends la soudure à l’arc, tords, coupe, assemble, tout en gardant un lien avec la pierre et le bois. ELLE ne me quittera pas.
Passionnée de jardin et jardin d’artiste particulièrement, je crée des massifs de plantes vivaces, mais toujours avec une note artistique, la nature est ma deuxième maison, elle m’inspire et m’apaise. ELLE est partout.
ELLE et toutes ses matières me fascinent, les mélanger est devenu une évidence.
C’est dans le processus de Création, seule mais également en équipe, que je me sens en paix. ELLE me sent me sentir bien, et c’est avec une intarissable envie de créer que je vis, depuis toujours ELLE est là.
Je me « soigne » …
… en sculptant dans la pierre dure, tous mes amours, pulsions, rêves, interrogations et traumatismes liés à mon idéal « noyé » dans notre société déjantée.
Les sculptures sortent “naturellement” de la pierre.
Une forme qui me plaît, une idée et je démarre en “taille directe” usant de mes outils pour dévoiler ces figures aléatoires habitées.

